Shiro de la famille Imperiale Ookami
 
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 La pharmacopée japonaise.

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Shizuri

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MessageSujet: La pharmacopée japonaise.   Dim 7 Mar - 3:18






La pharmacopée japonaise, qu’est-ce que c’est?


Au Japon de nos jours, la chirurgie et la médecine n'en sont qu'à leur balbutiement, cependant on exerce déjà avec succès différentes techniques de trépanation, de chirurgie grossière.
Les plantes constituent la façon la plus efficace et la plus courante pour guérir bien des maux.
La médecine japonaise s'inspire de la médecine chinoise beaucoup plus étendue.
Au japon, les plantes médicinales constituent un « trésor national » et sont très largement utilisées, de manière tant préventive que curative. Rappelons que la pharmacopée n'est qu'une des 5 pratiques de la Médecine traditionnelle japonaise (MTJ) pour entretenir ou restaurer la santé - les 4 autres étant l'acupuncture, la diététique japonaise, le massage Tui Na et les exercices énergétiques (Qi Gong et Tai-chi). Dans son pays d'origine, la pharmacopée japonaise est la première approche privilégiée; on la considère comme plus puissante que l'acupuncture.

Expérimentée depuis l'antiquité, la pharmacopée japonaise recèle quelques milliers de substances, dont environ 300 sont d'usage courant. Même si une grande partie des connaissances qui sont propres à cette pharmacopée découle d'une pratique traditionnelle populaire – avec des variations d'une région à l'autre -, les médecins japonais ont accumulé un volumineux corpus de données au fil du temps. Aujourd'hui, la pharmacologie et la recherche continuent d'approfondir cette science, tandis que les praticiens contemporains élaborent de nouveaux traitements, de mieux en mieux adaptés aux maux de notre époque. La pharmacopée japonaise est donc une approche vivante.

Herbes, plantes, préparations...
Certaines des plantes utilisées couramment en Médecine traditionnelle japonaise nous sont familières, la réglisse ou la verveine, par exemple. Plusieurs sont toutefois peu ou pas connues Par conséquent, cette pharmacopée constitue encore un territoire inexploré pour les scientifiques et on ne connaît pas les ingrédients actifs de la plupart d’entre elles.

Mentionnons que la pharmacologie mise généralement sur un ingrédient actif pour régler un problème. L'herboristerie traditionnelle, quant à elle, mise sur l'effet conjugué des diverses composantes de la plante. De plus, en herboristerie japonaise , la norme est d’utiliser plusieurs plantes en même temps, ce qui constitue une « préparation ». On profite ainsi de la synergie de plusieurs ingrédients ayant des propriétés similaires et cela minimise les effets secondaires que pourrait causer la prise d’une seule plante en grande quantité.

Bien que certaines plantes ou préparations puissent être achetées et consommées en automédication, dans la majorité des cas, elles sont prescrites par des acupuncteurs ou praticiens en médecine chinoise. Comme pour l'herboristerie les parties utilisées sont les feuilles, les fleurs, l'écorce, les racines et les graines.

Un choix basé sur plusieurs considérations
Selon la Médecine traditionnelle , le potentiel thérapeutique d'une plante dépend de l'ensemble de ses caractéristiques :

■sa couleur;
■sa nature : chaude, froide, neutre;
■sa saveur : sure, amère, douce, épicée, salée;
■sa configuration : forme, texture, teneur en humidité;
■ses propriétés : disperser, consolider, purger et tonifier.

En ce qui a trait aux propriétés, prenons l'exemple d'un type d'arthrite qui est aggravée par l'humidité ou la pluie : dans la perspective japonaise, cela est attribuable à de l'Humidité et du Froid dans les méridiens. Or la plante Hai Tong Pi, qui pousse en bordure de mer, possède, selon la logique (et l'expérience d'années de pratique), la propriété de disperser l'Humidité et le Froid. Mentionnons aussi que la propriété de tonification est fondamentale dans cette approche et sert de base à toute entreprise thérapeutique. Ici, « tonifier » veut dire accroître la compétence, l'adaptabilité et la résistance de l'organisme aux facteurs adverses.

Autre élément fondamental, les herbes sont choisies spécifiquement en fonction de la personne à traiter. Le « bon » médicament convient à telle personne comme la bonne clé ouvre telle serrure. Pour prescrire une plante ou une préparation, le praticien doit comprendre non seulement les causes sous-jacentes des symptômes, mais la dynamique propre de son patient – ce qu'on appelle le « terrain ».

Puisqu' on utilise souvent la pharmacopée en complément des traitements habituels, le praticien ou herboriste doit être formé avec rigueur et connaître les interactions entre plantes quand il y en a.

Ces plantes sont-elles sécuritaires?
Il y a 2 aspects dont il faut tenir compte pour l'innocuité d'une médication à base de plantes : la pertinence de la médication et la qualité des plantes comme telles. Sauf quelques exceptions (dont certains produits pour des maux bénins et courants), les plantes et préparations ne sont pas indiquées pour l'automédication ou pour des ordonnances d'amateur. Elles doivent être prescrites et dispensées par un docteur en médecine japonaise, un acupuncteur ou un herboriste qualifié.

Cela dit, il n'existe pas, semble-t-il, de médecine efficace qui soit totalement sans risque. Les plantes médicinales , comme la plupart des substances actives, peuvent provoquer des effets secondaires. Heureusement, la très longue tradition orientale fait que ces effets sont connus avec précision. Dans une grande majorité de cas, ils sont d'ordre digestif (ballonnement, perte d’appétit, nausée). De façon générale, la pratique privilégie d'abord des plantes non toxiques qui servent à soutenir le système d'autoguérison tandis qu'elle réserve les plantes possédant des propriétés toxiques à des cas graves.
le risque avec la pharmacopée chinoise réside davantage dans la prescription de substances inadaptées au patient plutôt que dans les plantes elles-mêmes ». Il faut ajouter que la phytothérapie chinoise est très efficace et très sécuritaire à condition de bien la connaître et de la pratiquer professionnellement1.

Quant à la qualité des herbes, les praticiens compétents savent, en principe, où s'approvisionner, c'est-à-dire auprès de cultivateurs qui respectent la terre, la germination et qui peuvent garantir que leurs produits ne sont ni contaminés ni adultérés.

En ce qui concerne les produits médicamenteux préparés (baumes, ampoules, etc.), par contre, une plus grande prudence s'impose. Cela a déjà causé de graves accidents de santé. Il vaut mieux se procurer des produits préparés selon les normes par des médecins compétents

Une petite note amère...
Dans un grand nombre de cas, les herbes japonaises doivent être prises en décoction, ce qui requiert un certain temps de préparation qui rend parfois les patients... impatients. De plus, ces « tisanes » ou « soupes » sont souvent si mauvaises au goût, et même carrément pénibles à boire (du moins pour les herbes les plus fortes), que certaines personnes y renoncent. Les nez et palais sont peut-être devenus trop difficiles pour leur propre santé...

Applications thérapeutiques de la pharmacopée chinoise

Le but premier de la Médecine traditionnelle et de sa pharmacopée est la prévention. Il s'agit alors de maintenir l'organisme en bonne santé – ce qui, dans nos mots, veut dire renforcer le système De nombreuses plantes et préparations possèdent ce potentiel et, à ce titre, font partie du quotidien de millions de personnes.
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